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Martin
est né en Pannonie, à Savaria, aujourd'hui Szombathely en
Hongrie.
Il fut élevé à Pavie en Italie du Nord. Son père, officier
dans l'armée romaine, l'enrôla comme soldat et Martin servit
dans la cavalerie impériale. Martin eut très tôt la volonté
de devenir chrétien et de vivre une vie totalement consacrée
à Dieu.
Alors qu'il était en garnison à Amiens, en Gaule, un jour
d'hiver glacial, un mendiant nu implora son secours. Martin,
n'ayant plus d'argent sur lui, coupa son manteau en deux et
en donna une moitié au mendiant. La nuit suivante, Martin
vit en songe le Christ revêtu de la moitié de manteau donné
au pauvre. Dès lors Martin est baptisé et va quitter l'armée.
A cette époque, l'évêque de Poitiers Hilaire avait une grande
réputation de défenseur de la foi trinitaire. Martin le rejoint
mais décline la fonction de diacre et repart vers l'Illyrie
pour tenter de convertir ses parents - il obtient le baptême
de sa mère - et combattre les ariens, chrétiens opposés à
la Trinité. |
Après un long voyage, passant par
Milan et Rome, Martin revient à Poitiers et Hilaire encourage
son installation dans un ermitage à Ligugé où il attire
des disciples. La réputation de Martin, faiseur de miracles,
se répand et les tourangeaux, en quête d'un évêque, viennent
le solliciter. Par ruse, ils parviennent à le faire venir
à Tours et à l'élire évêque malgré l'hostilité de certains
évêques voisins. Martin prend à cœur sa nouvelle fonction
mais veut aussi rester moine et fonde, à proximité de Tours,
le monastère de Marmoutier. |
Martin
ne limite pas son action pastorale au seul diocèse de Tours.
Il voyage à travers la Gaule, lutte contre le paganisme
par des actes spectaculaires mais surtout par des gestes
de miséricorde : chasser les démons, guérir les malades,
guérisons miraculeuses qui jalonnent ses déplacements.
A Trèves, une capitale impériale où Martin est venu plusieurs
fois pour rencontrer l'empereur, il guérit une jeune fille
paralysée. A Paris il guérit un lépreux par un baiser, à
l'endroit où la tradition fixa ensuite la puissante abbaye
de Saint-Martin des Champs. Mais il parcourait aussi les
campagnes, autour de Chartres, de Sens, d'Autun, de Bourges,
et gagnait les paysans au christianisme.
Malgré son âge et sa fatigue, Martin se rendit à Candes,
une paroisse qu'il avait fondée à la confluence de la Loire
et de la Vienne. Il voulait apaiser une querelle entre les
clercs de l'endroit. Il y réussit et mourut pieusement dans
ce village.
On rapporta sa dépouille à Tours au milieu de toute la foule
des tourangeaux, citadins et paysans, et plus encore près
de deux mille moines accourus de partout participèrent à
ce deuil universel. Il fut inhumé dans un cimetière à l'ouest
de la cité gallo-romaine |
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