| … Une
étoile, une lumière pour les nations…
Ils
arrivèrent à Jérusalem… Ils marchaient
d'un bon pas, les mages d'Orient. Ils allaient,
ils cherchaient. Alors ils se sont dits qu'ils auraient intérêt à poser leurs
questions aux hommes du lieu. Aussi, naturellement, ils vinrent dans la ville
sainte et ils y rencontrèrent les docteurs de la loi, les scribes et le roi. Les
hommes de religion consultèrent leurs livres, donnèrent leur réponse mais ils
ne bougèrent pas. Et les puissants, en leurs palais, ne pensèrent qu'au trône
où ils restèrent assis. Les mages d'Orient, eux, se remirent à marcher en
suivant leur étoile. Les mages sont venus d'Orient… Ils venaient des pays,
des régions, des cultures, des savoirs, que l'on disait païens. Ils étaient
de toutes races et ils sont de toutes les époques. Ils avaient leurs conceptions,
à eux, leur mode de vie, leur liberté aussi. Peut-être est-ce pour cela qu'au
contraire des autres, ils ne furent pas surpris de se trouver devant un pauvre
enfant, et lui offrirent l'or des rois ; Peut-être est-ce pour cela qu'ils
reconnurent en cet enfant un Dieu, et lui offrirent l'encens ; Peut-être est-ce
pour cela que sentant le danger d'une remise en question, ils offrirent de la
myrrhe pour sa sépulture… Mais là-haut, dans le ciel, leur étoile brillait.
Ils regagnèrent leur pays par un autre
chemin… Ces mages d'Orient devinrent
des hommes tout neufs, que le poids du passé, les connaissances et traditions
anciennes, n'avaient pas allongés…, mais qui restaient debout. Jamais ils
n'oublieraient cet enfant sur la paille et ce Dieu déroutant, un Dieu qui les
amènera à prendre une autre route que celle par les puissants. Toujours ils
lèveraient la tête vers l'étoile pour croire, même dans la nuit, en un monde meilleur…
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